Itinérance à ski dans le Mont Cenis (3/4j)
En deux mots
Entre France et Italie, le massif du Mont-Cenis est un terrain de jeu exceptionnel pour les amateurs de grands espaces. Que ce soit à pied, à ski ou à vélo, l’itinérance sur plusieurs jours permet de découvrir toute la richesse de ce territoire d’altitude, entre alpages suspendus, lacs turquoise et crêtes panoramiques. Au-dessus de 2000 mètres, les arbres disparaissent complètement, et les portions herbeuses se font rares : ici, la montagne se montre brute, minérale, austère parfois – mais toujours grandiose.
Refuges et bivouacs d’altitude comme le refuge du Vaccarone, le Mont d’Ambin ou encore le bivouac Hannibal offrent des points d’étape inoubliables pour passer la nuit au plus près des sommets.
PS : Je t'invite à lire sur la bataille de Cannes (au nord des Pouilles), une large victoire carthaginoise qui illustre tout le génie d’Hannibal, ainsi que sur les fameux « délices de Capoue », qui, dit-on, menèrent son armée à sa perte.
Le parcours
Du Planay au bivouac Hannibal, une journée transfrontalière
Le départ se fait depuis Bramans, si tu arrives tard, deux solutions de secours s'offrent à toi : une salle hors sac est disponible au début du plateau nordique, ou sinon tu peux passer la nuit au refuge du Suffet, situé au bout du plateau, endroit où commence véritablement la boucle.
Depuis le Planay continue tout droit, puis bifurque à gauche sur le GR menant au vallon de la Savine, un panneau sur l’histoire d’Hannibal marque ce virage stratégique, à ne pas manquer.
La montée s’amorce en forêt, avec 400 m de dénivelé à gagner. En cas de faible enneigement, certains passages pourront nécessiter d’enlever les peaux. Une fois sortis des bois, la pente s’adoucit : il ne reste qu’à suivre le fond du vallon sur environ 6 km, avec un final spectaculaire sur le lac gelé. Le bivouac Hannibal se dévoile alors, à 2477 mètres d’altitude.
Bivouac Hannibal
Fabriqué en 2014 par le cabinet d’architecture italien Alpiprogetti, le bivouac Hannibal est un abri moderne et minimaliste situé sur le col du Clapier, à 2477 mètres d’altitude. Il offre 8 couchages sur matelas, sans poêle ni gardiennage, et reste ouvert toute l’année. Le refuge surplombe le lac de la Savine et la vallée de Suse, offrant un panorama grandiose sur les montagnes frontalières. Selon plusieurs hypothèses historiques, c’est par ce col qu’Hannibal aurait traversé les Alpes avec ses éléphants en -218 av. J.-C., lors de la deuxième guerre punique. Un lieu à la fois rude et mythique, parfait pour une nuit en pleine nature, entre silence blanc et souffle antique.
Les vallons glaciaires de la Haute-Maurienne.
Au départ du bivouac Hannibal, prends la direction du col d’Agnel en longeant la rive sud du glacier du Muttet. Tu traverseras une zone sauvage, bordée de barres rocheuses impressionnantes, sous lesquelles se niche le refuge italien du Vaccarone. En obliquant légèrement vers l’Est tu pourras rejoindre ce refuge, puis remonter le couloir d’Agnel.
En fonction des conditions, l’usage des crampons pourra être nécessaire pour franchir le col. De là, en fonction de l'heure et de ta motiv' tu pourras gravir la pointe d’Agnel, sommet panoramique dominant les vallons glaciaires de la Haute-Maurienne.
Descends ensuite vers le sud, sous le glacier Ferrand. Deux options s’offrent à toi pour passer la nuit :
– Le bivouac Walter Blais, perché sur un promontoire surplombant le vallon d’Ambin.

Bivouac Walter Blais
Jolie cabane sommaire gardant le col d’Ambin. Cet abri offre six couchages avec matelas et couvertures. Non gardiennée, non chauffé, il peut être recouvert de neige en plein hiver : et il faudra parfois sortir une sonde pour le localiser. Ambiance sauvage garantie.
– Pour plus de confort, redescends dans le vallon jusqu’au refuge gardé du Mont d’Ambin, plus spacieux et accessible, idéal pour refaire le plein d’énergie.

Refuge d'Ambin
Chaleureux refuge FFCAM, situé à 2270 m, gardienné en été. En hiver, 16 couchages disponibles en accès libre avec poêle, couvertures, vaisselle et gaz (si disponible). Idéal pour une nuit confortable dans le vallon d’Ambin. Reservation préalable recommandée sur le site de la FFCAM
On rallonge le plaisir
Pour rallonger le plaisir, tu peux envisager de rallier le col du Sommeiller, et son refuge perché à 2993 mètres d’altitude. Depuis le bivouac Walter Blais ou le refuge du Mont d’Ambin, l'enjeu sera de contourner le pic du Grand Cordonnier par le nord. Tu reprendras ensuite plein sud, en longeant les lacs Blancs et les vastes pentes suspendues qui mènent progressivement vers le col.
Attention, certaines portions de l’itinéraire peuvent être raides et exposées : la prudence est de mise, notamment en conditions de neige instable ou gelée.
Depuis 2024, un nouveau refuge semble avoir été installé au col, le décor minéral saisissant. Il offre une étape rare, isolée et spectaculaire, au plus près des sommets frontaliers. C’est aussi un excellent poste d’observation du versant italien, entre haute montagne et horizon ouvert.

Bivouac Bardonecchia
Depuis 2024, un refuge a ouvert ses portes au col du sommelier, offrant une nuit en altitude exceptionnelle dans un décor glaciaire. Pour vérifier son ouverture en hiver et les conditions d’accès, un coup de fil à l’office de tourisme de Bardonnèche vaut le coup. Une belle façon de boucler votre traversée sur un sommet !
⚠️ Pour vérifier son accessibilité en hiver, appelle l’office de tourisme de Bardonnèche. Le refuge étant récent, je n'ai pas encore eu l'occasion d'y aller.
Du Sommelier au Planay retour aux Bercailles
Après quatre jours en montagne, il est temps de redescendre dans la vallée. Deux options s’offrent à toi pour clôturer cette aventure :
– La première, revenir sur tes pas pour rejoindre le vallon d’Ambin jusqu’au refuge du Suffet, puis au plateau du Planay.
– La seconde, plus sauvage, descendre vers le vallon d’Étache en passant par le Pas de la Coche, (ou il faudra trouver un passage dans cet univers de rochers abruptes) cf tracé GPX. Le choix dépendra des conditions de neige, de ta fatigue… et de tes envies.
Dans sa partie basse, le vallon d’Étache devient verdoyant au printemps. Tu passeras devant la ravissante chapelle Saint-Barthélémy, perchée sur son promontoire : une belle occasion de rendre grâce pour ces quatre jours merveilleux !
Echappee Sauvage
Itinérance à ski dans le Mont Cenis (3/4j)
En deux mots
Entre France et Italie, le massif du Mont-Cenis est un terrain de jeu exceptionnel pour les amateurs de grands espaces. Que ce soit à pied, à ski ou à vélo, l’itinérance sur plusieurs jours permet de découvrir toute la richesse de ce territoire d’altitude, entre alpages suspendus, lacs turquoise et crêtes panoramiques. Au-dessus de 2000 mètres, les arbres disparaissent complètement, et les portions herbeuses se font rares : ici, la montagne se montre brute, minérale, austère parfois – mais toujours grandiose.
Refuges et bivouacs d’altitude comme le refuge du Vaccarone, le Mont d’Ambin ou encore le bivouac Hannibal offrent des points d’étape inoubliables pour passer la nuit au plus près des sommets.
PS : Je t'invite à lire sur la bataille de Cannes (au nord des Pouilles), une large victoire carthaginoise qui illustre tout le génie d’Hannibal, ainsi que sur les fameux « délices de Capoue », qui, dit-on, menèrent son armée à sa perte.
Le parcours
Du Planay au bivouac Hannibal, une journée transfrontalière
Le départ se fait depuis Bramans, si tu arrives tard, deux solutions de secours s'offrent à toi : une salle hors sac est disponible au début du plateau nordique, ou sinon tu peux passer la nuit au refuge du Suffet, situé au bout du plateau, endroit où commence véritablement la boucle.
Depuis le Planay continue tout droit, puis bifurque à gauche sur le GR menant au vallon de la Savine, un panneau sur l’histoire d’Hannibal marque ce virage stratégique, à ne pas manquer.
La montée s’amorce en forêt, avec 400 m de dénivelé à gagner. En cas de faible enneigement, certains passages pourront nécessiter d’enlever les peaux. Une fois sortis des bois, la pente s’adoucit : il ne reste qu’à suivre le fond du vallon sur environ 6 km, avec un final spectaculaire sur le lac gelé. Le bivouac Hannibal se dévoile alors, à 2477 mètres d’altitude.
Bivouac Hannibal
Fabriqué en 2014 par le cabinet d’architecture italien Alpiprogetti, le bivouac Hannibal est un abri moderne et minimaliste situé sur le col du Clapier, à 2477 mètres d’altitude. Il offre 8 couchages sur matelas, sans poêle ni gardiennage, et reste ouvert toute l’année. Le refuge surplombe le lac de la Savine et la vallée de Suse, offrant un panorama grandiose sur les montagnes frontalières. Selon plusieurs hypothèses historiques, c’est par ce col qu’Hannibal aurait traversé les Alpes avec ses éléphants en -218 av. J.-C., lors de la deuxième guerre punique. Un lieu à la fois rude et mythique, parfait pour une nuit en pleine nature, entre silence blanc et souffle antique.
Les vallons glaciaires de la Haute-Maurienne.
Au départ du bivouac Hannibal, prends la direction du col d’Agnel en longeant la rive sud du glacier du Muttet. Tu traverseras une zone sauvage, bordée de barres rocheuses impressionnantes, sous lesquelles se niche le refuge italien du Vaccarone. En obliquant légèrement vers l’Est tu pourras rejoindre ce refuge, puis remonter le couloir d’Agnel.
En fonction des conditions, l’usage des crampons pourra être nécessaire pour franchir le col. De là, en fonction de l'heure et de ta motiv' tu pourras gravir la pointe d’Agnel, sommet panoramique dominant les vallons glaciaires de la Haute-Maurienne.
Descends ensuite vers le sud, sous le glacier Ferrand. Deux options s’offrent à toi pour passer la nuit :
– Le bivouac Walter Blais, perché sur un promontoire surplombant le vallon d’Ambin.

Bivouac Walter Blais
Jolie cabane sommaire gardant le col d’Ambin. Cet abri offre six couchages avec matelas et couvertures. Non gardiennée, non chauffé, il peut être recouvert de neige en plein hiver : et il faudra parfois sortir une sonde pour le localiser. Ambiance sauvage garantie.
– Pour plus de confort, redescends dans le vallon jusqu’au refuge gardé du Mont d’Ambin, plus spacieux et accessible, idéal pour refaire le plein d’énergie.

Refuge d'Ambin
Chaleureux refuge FFCAM, situé à 2270 m, gardienné en été. En hiver, 16 couchages disponibles en accès libre avec poêle, couvertures, vaisselle et gaz (si disponible). Idéal pour une nuit confortable dans le vallon d’Ambin. Reservation préalable recommandée sur le site de la FFCAM
On rallonge le plaisir
Pour rallonger le plaisir, tu peux envisager de rallier le col du Sommeiller, et son refuge perché à 2993 mètres d’altitude. Depuis le bivouac Walter Blais ou le refuge du Mont d’Ambin, l'enjeu sera de contourner le pic du Grand Cordonnier par le nord. Tu reprendras ensuite plein sud, en longeant les lacs Blancs et les vastes pentes suspendues qui mènent progressivement vers le col.
Attention, certaines portions de l’itinéraire peuvent être raides et exposées : la prudence est de mise, notamment en conditions de neige instable ou gelée.
Depuis 2024, un nouveau refuge semble avoir été installé au col, le décor minéral saisissant. Il offre une étape rare, isolée et spectaculaire, au plus près des sommets frontaliers. C’est aussi un excellent poste d’observation du versant italien, entre haute montagne et horizon ouvert.

Bivouac Bardonecchia
Depuis 2024, un refuge a ouvert ses portes au col du sommelier, offrant une nuit en altitude exceptionnelle dans un décor glaciaire. Pour vérifier son ouverture en hiver et les conditions d’accès, un coup de fil à l’office de tourisme de Bardonnèche vaut le coup. Une belle façon de boucler votre traversée sur un sommet !
⚠️ Pour vérifier son accessibilité en hiver, appelle l’office de tourisme de Bardonnèche. Le refuge étant récent, je n'ai pas encore eu l'occasion d'y aller.
Du Sommelier au Planay retour aux Bercailles
Après quatre jours en montagne, il est temps de redescendre dans la vallée. Deux options s’offrent à toi pour clôturer cette aventure :
– La première, revenir sur tes pas pour rejoindre le vallon d’Ambin jusqu’au refuge du Suffet, puis au plateau du Planay.
– La seconde, plus sauvage, descendre vers le vallon d’Étache en passant par le Pas de la Coche, (ou il faudra trouver un passage dans cet univers de rochers abruptes) cf tracé GPX. Le choix dépendra des conditions de neige, de ta fatigue… et de tes envies.
Dans sa partie basse, le vallon d’Étache devient verdoyant au printemps. Tu passeras devant la ravissante chapelle Saint-Barthélémy, perchée sur son promontoire : une belle occasion de rendre grâce pour ces quatre jours merveilleux !





